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PAUVRETE COMME HABIT:
10/09/2010 23:08
LA REALITE N`EST PAS LA VERITE: NOUS SOMMES PAUVRES/RDC par Christian Lonsa, mardi 22 septembre 2009, à 11:40
Devenue indépendante le 30 juin 1960 après cinquante deux ans de colonisation belge (1908 – 1960) la République Démocratique du Congo est un Etat de l’Afrique Centrale limitée à l’Ouest par la République du Congo Brazzaville, au Sud par l’Angola et la Zambie, à l’Est par la Tanzanie, le Burundi, le Ruanda et l’Ouganda, au Nord par le Soudan et la Centre Afrique, au sud-ouest par l’Océan Atlantique. Le pays dispose d’importantes potentialités agricoles, halieutiques, forestières, hydroélectriques, géologiques et humaines.
Avec une superficie de 2.345.000 Km², la RDC est l’un des pays les plus vastes et les plus diversifiés du continent Noir où elle y occupe la troisième place, après Algérie et le Soudan. Positionnée à cheval sur l’Equateur, la RDC projette un quart de son territoire dans l’hémisphère Nord et trois quart dans l’hémisphère Sud. L’ensemble du territoire est ainsi fort et bien arrosé avec des précipitations qui dépassent presque partout les 1.200 mm par an. Cet avantage pluviométrique permet de cultiver toute l’année dans la zone dans les parties Nord et Sud selon les saisons de pluies.
Sa population est estimée actuellement à + 60.000.000 d’habitants selon l’Institut National des Statistiques (INS) sur base du dernier recensement fait en 1984.
Son fleuve appelé Congo est l’un des plus longs du monde (plus de 4.700 Km) avec une aire de drainage de 3,5 millions Km², son basins déborde le territoire national dont il couvre les deux tiers.
L’hydrographie de la RDC est l’une des plus riches de l’Afrique à cause de l’existence de + d’une trentaine de grandes rivières et d’une quinzaine de lacs. Ainsi le pays détient 50% des ressources d’eau douce de l’Afrique. Ses eaux continentales et marines renferment un potentiel de production halieutique évalué à + 707.000 tonnes de poissons par an (1)
Son paysage végétal est fait, d’une part, dans la Cuvette Centrale, d’une forêt dense de type équatorial vierge qui recouvre 43% du territoire, recèle près de 300 essences exploitables comme bois d’ouvrage, représente 47% des ressources forestières de toute l’Afrique et, d’autre part, d’une savane herbo-arborescente, entrecoupée ça et là des forêts-galeries et /ou forêts clairières. Le massif forestier du pays qui comprend 125 millions d’hectares, peut fournir au commerce environ 100 millions de m³ de bois par an. Les formations forestières recèlent par ailleurs une faune et une flore riches et variées susceptibles de soutenir une grande activité touristique et scientifique en même temps qu’elles constituent une grande réserve des ressources protéiques pour la population. Son potentiel hydroélectrique est évalué à 106.00 MW équivalant à près de 300 millions de tonnes de pétrole par an (1), grâce à la Côte d’Inga, à l’embouchure du fleuve et à la présence sur l’ensemble du territoire des chutes et rapides au passage du réseau hydrographique des principaux éléments du relief.
L’un des pays les plus riches au monde en minerais divers, le pays possède un important potentiel géologique, l’indice minier énumère une trentaine de substances minérales exploitables, des plus connues aux plus rares, tels que l’uranium, le colombo-trutalite, le nobium, le cuivre, le cobalt, l’or, les diamants, le manganèse, le Zinc, le coltan, le pétrole, le gaz méthane, de schistes bitumeux et de sables asphaltiers à Mawume ( Bas-Congo)
Enfin, son étendue ainsi que la variété des conditions agro-climatiques favorisent la production d’une large gamme de denrées alimentaires et le développement de l’élevage de gros et petits bétails.
De 1960 à 1965, l’Etat nouvellement indépendant venait d’hériter d’une situation socio-économique globalement prometteuse en possibilité de développement mise en place par les colonisateurs belges consistant à développer le marché intérieur du Congo en multipliant et en diversifiant les capacités productives des peuples autochtones. Le pays jouissait d’une bonne infrastructure de départ et disposait d’une respectable capacité humaine en terme de travailleurs qualifiés du degré moyen. Par contre il lui manquait cruellement la quasi totalité des cadres supérieurs et universitaires par la volonté délibérée du colonisateur, la capacité locale autonome de maintenir, de promouvoir et d’accélérer le processus interne de développement., Cette lacune a eu par la suite des conséquences désastreuses sur l’évolution de la situation politique, économique et sociale du pays
L’orientation politique donnée le 30 juin 1960 par le 1er Ministre du premier gouvernement congolais en cette matière fut de faire du Congo le centre de rayonnement de l’Afrique tout entière et de ne pas seulement compter sur ses propres forces énormes et ses richesses immenses, mais aussi sur l’assistance de nombreux pays étrangers dont il acceptera la collaboration chaque fois qu’elle sera loyale et ne cherchera pas à lui imposer une politique quelle qu’elle soit.
Malheureusement, les cinq premières années de l’indépendance ne lui permirent pas d’améliorer sa situation socio-économique ni d’en modifier ses structures dans la mesure où le pays lui-même était devenu le théâtre de troubles sanglants, notamment dans les régions du centre et de l’Est. Aucun programme de développement n’a été établi. Les autorités de la première République limitèrent leurs actions à la seule gestion des installations mises en place par l’autorité coloniale belge. L’économie du pays a pratiquement stagné au cours de cette période à cause des méfaits des sécessions et de rebellions contre le pouvoir central.
Les richesses de cet immense territoire, sa position géographique au cœur du continent noir, aux avant-postes de l’Afrique Australe, elle aussi très riche mais encore sous domination blanche, ne pouvaient pas laisser les grandes puissances étrangères indifférentes. La Belgique elle-même, mais aussi les Etats-Unis d’Amérique, la France et la Grande-Bretagne entre autres, ne pouvaient laisser la situation du Congo échapper à leur emprise du jour au lendemain.
Les pays socialistes, de leur côté, pouvaient difficilement ne pas voir dans le soudain effondrement du pays une occasion inespérée de battre en brèche les intérêts et l’influence de leurs adversaires occidentaux. Les uns et les autres profitèrent de cette situation pour utiliser les rivalités tribales et les conflits des personnes qui, dans de telles circonstances, ne pouvaient que se développer rapidement favorisant ainsi la sécession et les guerres tribales au Congo. Le conflit s’internationalisa avec l’intervention de l’ONU, des Belges, de l’URSS et des Etats-Unis d’Amérique.
Voilà pourquoi de nombreuses missions de l’ONU ont été effectuées au Congo pour aider la jeune République à réinstaurer la sécurité territoriale, assurer la continuité des services administratifs et sauvegarder les vies humaines en envoyant les casques bleus ou Forces d’Intervention de l’ONU et des fonctionnaires, d’une part ; et en apportant l’aide alimentaire sous divers aspects afin de contrecarrer l’action de la balkanisation du pays, d’autre part.
Voilà également pourquoi, durant cette période, un certain nombre des projets mixtes exécutés souvent avec difficultés à cause de la rébellion, sécession et guerres tribales ont été mis dans l’impossibilité d’en déterminer, soit les résultats, soit les causes d’échecs.
De 1965 à 1997, la deuxième République avait réussi à mettre en place, tant bien que mal, divers programmes de redressement socio-économique notamment le plan quinquennal, le plan Mobutu, le plan de stabilisation économique etc... Ces programmes mirent l’accent sur le principe d’un développement au service de l’homme congolais pour son épanouissement.
Sur fond de déséquilibre structurel de production et de service, l’économie du pays connaît une évolution contrastée, montrant par moment sa capacité de diversifier sa production et d’accroître ses exportations grâce à l’investissement privé pendant la période allant de 1967 à 1974, et celle d’ajustement des années 1983-1989. Le bon comportement du Commerce extérieur a dispensé le pays de recourir au crédit « Stand-by » du FMI prévu pour conforter la réforme monétaire.
Sur l’ensemble de ses exportations, l’agriculture seule fournissait 15% et la production minière en avait 61% (1) En pourcentage du total des exportations des marchandises à destination des pays développés : 94% en 1960 et 81% en 1977.(2)
Quant aux importations, la RDC demeura fidèle à ses partenaires traditionnels de 1967 à 1971, l’Union belgo-luxembourgeoise venait en tête, suivie par les Etats Unis d’Amérique. En 1971, la France et le Japon avaient occupé la troisième position. Mais après un recul sensible de l’Amérique du Nord en 1972, la tradition fut de nouveau respectée en 1973, (1) les maïs et la viande ont été les produits les plus importés au Congo.
La mauvaise gestion de l’économie de la RDC remonte alors aux années 1970 d’abord avec l’expansion soudaine des recettes d’exportation qui a suscité une euphorie et un excès de confiance qui amenèrent le Gouvernement à accroître les dépense de consommamtion et à s’endetter lourdement à l’extérieur pour financer essentiellement des projets de prestige et certains autres à rentabilité économique incertaine, ensuite lorsque fut décidée en 1972-1974 la « Zaïrianisation » de toutes les entreprises et des commerces appartenant aux étrangers. La gestion chaotique de biens zaïrianisés par des nouveaux propriétaires sans aucune expérience de gestion conduira à une banque route que la rétrocession de ces biens aux anciens propriétaires, quelques années plus tard , ne parviendra pas à redresser. Les petites entreprises de l’intérieur (plantations diverses, huilerie, savonneries etc…) qui utilisaient une main-d’œuvre locale ont été fermées jusqu’à ce jour. (2) Il faut ajouter aussi le volume excessif d’emprunts extérieurs, le repli des cours des produits d’exportation et la montée en flèche des prix pétroliers et la poursuite d’un endettement extérieur à ces conditions plus favorables.
La politique d’ajustement structurel proposée par le FMI et appliquée de 1978-1980 réussira à redresser momentanément la balance de paiement, mais ce fut au prix de lourds sacrifices humaines. Cette politique a engendré un trait d’effets pervers ses traduisant dans le domaine social par la paupérisation endémique et accélérée de la population de la stagnation, on a fini par passer au déclin. On remarque notamment qu’une hausse de prix à la consommation atteignant pour la ville de Kinshasa, une moyenne de 400% par an pour les trois dernières années, n’a pas été suivie d’une augmentation conséquente’ des salaires. La dégradation du pouvoir d’achat est d’autant plus dramatique qu’elle affecte de façon particulière les gagnes petits, soit la majorité de la population.(2)
Pour relancer son économie ruinée et améliorer, le niveau de vie de sa population, l’Etat n’a pas hésité à faire appel à la Coopération Internationale, notamment à l’assistance des pays amis et des Agences du Système des Nations Unies tels que FAO, PNUD, Banque Mondiale, FMI et Union Européenne dans le cadre de la convention de Lomé. Le Chef de l’Etat lui-même dans sa politique d’ouverture au monde avait entrepris diverses tournées dans les capitales occidentales où il devait plaider en personne le dossier Congo afin d’obtenir les concours financiers indispensables de la communauté internationale sans pouvoir aliéner sa souveraineté et sans pouvoir accepter aucune forme d’humiliation. (3) Cette tournée avait porté ses fruits en Belgique, Canada, RFA, France, Italie, USA, Japon et Chine populaire dans le cadre de la coopération bilatérale, et également auprès des Agences du Système des Nations-Unies déjà précitées pour la coopération multilatérale.
A titre d’exemple, l’exécution de certains projets de développement a été financée par les partenaires extérieurs à travers les zones de concentration convenues de commun accord avec le gouvernement congolais afin d’éviter le dédoublement et surtout le chevauchement.
Dans le secteur agricole par exemple :
- La coopération belge intervenait dans les projets d’action complémentaires situés à Ngungu et Idiofa dans le Bandundu, Businga et Bwamanda à l’Equateur, INERA/Yangambi, Ngandajika et Tshibashi dans le Haut-Congo, Kasaï-Oriental et Kasaï-Occidental.
- La coopération canadienne au Nord-Kivu dans la production et commercialisation des produits vivriers avec CECOPANE (Pommes des terres, petits poids et haricots verts) et SPIAF dans le Bas-Congo.
- La coopération allemande dans la CODAIK (ou compagnie pour le développement agricole intégré au Kwilu-Kwango) et fermes semençières au Sud-Kivu avec l’élévage intensif de bovin au centre d’élevage de Mushweshwe
- La coopération italienne à Feshi (Bandundu) pour la production des maïs et élevage dans le Bas-Congo également.
- La coopération française pour la production des cultures maraîchères à Kinshasa/Ndjili brasserie et à Mbanza-Ngungu (Bas-Congo).
- La coopération chinoise pour la culture du riz irrigué et l’élevage des canes à Ndjili, à Lubumbashi et Gbadolite, y compris la production industrielle du sucre à Lutokila (Haut-Congo)
- La coopération japonaise pour la construction du pont Mobutu à Matadi et la fourniture des engins motorisés (véhicules, tracteurs etc.. pour la production agricole)
- Les Etats-Unis d’Amérique pour les Etudes et Planification Agricole ainsi que la formation des cadres congolais en master dans les Universités américaines, recherches agricole appliquées et vulgarisation (RAV).
- La FAO, PNUD, Banque Mondiale au projet de l’INERA et service National Semencier (SENASEM)
- Le FED dans la plantation des palmiers à huile à GOSUMA (Equateur)
- La BAD pour la production d’eau potable avec la REGIDESO.
Bref, les projets concernant les cultures vivrières demeuraient pour la plupart dans le cadre de la coopération bilatérale entre le gouvernement congolais et les pays amis ou autres institutions de financement. Tel est le cas du Programme National Maïs (PNM) qui bénéficia de l’assistance de l’USAID, de CIMYT et du FED, tandis que le Programme National Manioc (PRONAM) celle de l’Institut International d’Agriculture Tropical (IIAT) et USA, la riziculture étant confiée à la Mission Agricole Chinoise. Le domaine forestier fut presque sous le contrôle de la coopération canadienne tandis que les cultures d’exportation ont été encadrées par les institutions financières internationales (BIRD-BAD-BADEA, FED etc..) pour le développement du palmier à huile et coton, et relance de la théiculture au Kivu.
Voilà pourquoi, de 1968 à 1974, le pays avait connu une période de prospérité dans presque tous les domaines avec une croissance économique de 5% par an et 630 dollars US de PNB par habitat.(1)
Mais hélas, les réalités actuelles ne sont plus les mêmes. La RDC est en peril. Suite aux differents pillages, les structures économiques sont detruites. La poursuite de la prédation des richesses du pays fait que le pays reste au point zéro. Le manque de leadership carismatic entraine une confusion au sein de la population. L´avenir du pays est entre nos mains, agissons!
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MANQUE DE VOLONTE POLITIQUE EN RDC
10/09/2010 23:05
ANQUE DE VOLONTE POLITIQUE EN RDC | 16 août 2010 Un scandale géologique inefficacement exploité
Le territoire de la RDC regorge de métaux divers dont les quantités estimées ont fait dire à plusieurs observateurs que ce pays est un véritable scandale géologique. Les réserves de cobalt de la RDC, définies au sens économique du terme, sont évaluées à 3,4 millions de tonnes, soit 49% des réserves mondiales (US Geological Survey). Pourtant, après des décennies d’intense exploitation par les sociétés publiques, des années de négligence et de dilapidation, la signature depuis 2004 des dizaines de contrats miniers, à la suite de la promulgation d’un nouveau code minier, n’a pas encore généré les effets attendus. L’impact sur les finances publiques et sur l’emploi reste Un scandale géologique inefficacement exploitéé. Dans sa phase finale, le barrage hydroélectrique d’Inga a un potentiel de production de 42.000 MW, ce qui en ferait l’un des plus grands producteurs d’énergie hydroélectrique au monde, pouvant éclairer toute l’Afrique. Le potentiel hydroélectrique du pays est évalué à 100.000 MW. Pourtant, aujourd’hui, la RDC est un pays à faible accès à l’énergie électrique : 6% de ménages Congolais seulement avaient accès à l’énergie électrique peu avant 1998 (30% en milieu urbain et 1% en milieu rural). Ce taux de desserte représente 1/4 de la moyenne de l’Afrique subsaharienne qui est de 25%. La RDC ne dispose actuellement que d’une capacité installée de 2.516 MW, soit 2,5% du potentiel disponible.Habitée par une population nombreuse (60 millions d’habitants) et jeune (60% ont moins de 20 ans), elle se révèle incapable de se défendre contre les envahisseurs moins nombreux, jaloux de son étendue et avides de ses biens. Peuplée de femmes et d’hommes «religieux et croyants », la RDC a une population au comportement souvent contraire aux principes et règles éthiques qui fondent les civilisations des nations. Consciente et fière d’une élite intellectuelle nombreuse, elle est conduite par une élite dirigeante dépourvue de bonne culture politique. Dotée d’une devise nationale qui exalte la justice, celle-ci est mal rendue au point de devenir un outil d’oppression de citoyens. Pour se donner bonne conscience, qui les exonère d’intuitions et d’actions politiques concrètes en vue du bien de la Nation, d’aucuns chargent la colonisation belge. Selon eux, elle aurait réduit le Congolais à l’infantilisme, à la soumission rampante. Le pays aurait accédé à l’indépendance sans préparation de sa population pour affronter les nouveaux défis et enjeux politiques, économiques, sociaux, etc. Et pourtant, pris en mains par ses propres filles et fils, le pays s’est vite révélé, comme un géant aux pieds d’argile. En RDC, la question n’est plus, de savoir si l'Etat doit intervenir ou non sur le marché. Il s’agit plutôt d'imaginer des combinaisons Etat-Marché (Public-Privé) à la fois plus originales et plus efficaces, et qui intègrent suffisamment toutes les préoccupations importantes des parties concernées. Tout montre que l’Etat congolais est un entrepreneur ambitieux mais distrait parce qu’il n’a pas de culture de bonne gestion. Si l’on veut sauver l’essentiel de son portefeuille d’entreprises, il paraît indispensable de recourir au partenariat Public-Privé. Le Partenariat Public-Privé est à recommander parce qu’il est une approche pragmatique qui peut concerner le capital ou la gestion ou les deux à la fois ou encore la sous-traitance. Il n’existe pas de formule magique. Mais l’expérience de ce pays permet d’énoncer quelques principes clés, pour qu’il y ait un partenariat efficace et soucieux des intérêts nationaux : - ouvrir le capital aux partenaires qui apportent des ressources financières et le « know how » dont l’entreprise a besoin. En d’autres termes, il faut privilégier les partenaires compétents et intéressés au projet par leurs mises. - choisir des partenaires bien connus dans le secteur et non des individus ou groupes dont on ignore les intentions réelles. Cela est important surtout dans les secteurs stratégiques tels que les secteurs de l’eau, de l’énergie, des infrastructures et des transports. - intéresser le personnel de l’entreprise au partenariat même à titre symbolique.
-approcher les partenaires bilatéraux de la RDC pour la gestion commune de certaines entreprises – spécialement dans le domaine des infrastructures – en fonction de leurs intérêts, ressources et expériences. Les entreprises homologues de leurs pays peuvent être partenaires à celles de la RDC. De toute façon, l’efficacité du partenariat Public-Privé dépend de la capacité de négociation de l’Etat , des différents mécanismes de gestion et de suivi des projets à mettre en place , de l’implication, dans le processus de mise en place, des collectivités locales dans lesquelles les projets sont implantés ainsi que des agents de l’entreprise concernée. Un diagnostic préalable sur les différents aspects du projet est un gage de succès pour les actions à entreprendre. Il faut aujourd’hui une vive CONSCIENCE pour repenser en profondeur l’école et l’université congolaises. De façon générale, le nouveau système éducatif doit participer au développement et à la mise en valeur des ressources humaines en les aidant à prendre une part active à la création de la richesse nationale et à la vie politique de la collectivité, en les aidant à satisfaire leurs besoins culturels et à mener une vie plus digne. Dans un pays où 31% d’enfants âgés de 6 à 15 ans n’ont pas accès à l’école, où les disparités entre filles et garçons s’aggravent de jour en jour, il faut se fixer des repères. A ce titre, les objectifs du millénaire en matière d’éducation sont de bons repères : assurer l’éducation fondamentale à tous les enfants congolais et promouvoir l’égalité des sexes à l’enseignement primaire, secondaire et, dans la mesure du possible, au niveau supérieur Le Congo est malade et pauvre. Travaillons pour son redressement.Une prise de conscience collective s´avère impérative.
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QUELLE EST VOTRE PRIORITE?
10/09/2010 23:03
Un vieux professeur fut engagé pour donner une formation sur la planification efficace de son temps à un groupe d´une quinzaine de dirigeants. Il n´avait qu´une heure pour passer sa matière. Debout, devant ce groupe d´élites, il les regarda un par un, puis leur dit: ” Nous allons réaliser une expérience”. De dessous la table qui le séparait de ses élèves, il sortit un immense pot de verre de plus de 4 litres qu´il posa délicatement en face de lui. Ensuite, sortit environ une douzaine de cailloux à peu près gros comme des balles de tennis et les plaça, un par un, dans le grand pot. Lorsque le pot fut rempli jusqu´au bord et qu´il fut impossible d´y ajouter un caillou de plus, il leva lentement les yeux vers eux et leur demanda : ” Est-ce que ce pot est plein?”. Tous répondirent : ”Oui”. Il attendit quelques secondes et ajouta : ”Vraiment?”. Alors il se pencha de nouveau et sortit de sous la table un récipient rempli de gravier. Avec minutie, il versa ce gravier sur les gros cailloux puis brassa légèrement le pot. Les morceaux de gravier s´infiltrèrent entre les cailloux…jusqu´au font du pot. Le vieux prof leva à nouveau les yeux vers son auditoire et redemanda : ”Est-ce que ce pot est plein?”. Cette fois, ses brillants élèves commençaient à comprendre le manège. L´un deux répondit :” Probablement pas!”. ”Bien !” Répondit le prof. Il se pencha de nouveau et cette fois, sortit de sous la table une chaudière de sable. Avec attention, il versa le sable dans le pot. Le sable alla remplir les espaces entre les gros cailloux et le gravier. Encore une fois, il demanda :” Est-ce que ce pot est plein?”. Cette fois, sans hésiter et en chœur, ses élèves répondirent :”Non !”. ”Bien !” répondit-il. Et comme s´y attendaient ses élèves, il prit le pichet d´eau qui était sur la table et remplit le pot jusqu´au ras bord. Le vieux prof leva alors les yeux vers son groupe et demanda :” Quelle grande vérité nous démontre cette expérience ?”. Pas fou, le plus audacieux des élèves, songeant au sujet du cours, répondit :”Cela démontre que même lorsque l´on croit que notre agenda est complètement rempli, si on le veut vraiment, on peut y ajouter plus de rendez-vous, plus de choses à faire.” ”Non !” Répondit le vieux prof. ” Ce n´est pas cela. La grande vérité que nous démontre cette expérience est la suivante : Si on ne met pas les gros cailloux en premier dans le pot, on ne pourra jamais les faire entrer tous, ensuite”. Il y eut un profond silence, chacun prenant conscience de l´évidence de ces propos. Le prof dit alors : ” Quels sont les gros cailloux dans votre vie ?” ”Votre santé ?” ”Votre relation ?” ”Votre famille ?” ”Vos ami(e)s ?” ”Réaliser vos rêves ?” ”Faire ce que vous aimez ?” ”Défendre une cause ?” ”Relaxer ?” ”Prendre le temps…?” ”Ou…toute autre chose ?” ”Ce qu´il faut retenir, c´est l´importance de mettre ses GROS CAILLOUX en premier dans sa vie, sinon on risque de ne pas réussir sa vie. Si on donne priorité aux accessoires (gravier, sable), on remplira sa vie du moins utile et on n´aura plus suffisamment de temps précieux à consacrer aux éléments importants de sa vie.” Alors n´oubliez pas de vous poser à vous même la question : ”Quels sont les GROS CAILLOUX dans ma vie ?” Ensuite, mettez-les en premier dans votre pot (vie)”. D´un geste amical de la main, le vieux professeur salua son auditoire et lentement quitta la salle.
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MANQUE DE SUIVI DES ACCORDS EN RDC.
10/09/2010 23:00
MANQUE DE SUIVI ET EVALUATION DES PROJETS DE DEVELOPPEMENT/ RDC par Christian Lonsa, mercredi 9 septembre 2009, à 10:39
En dépit du flux très important des ressources extérieures drainés par la coopération internationale, les résultats sur le terrain sont encore loin de donner entière satisfaction. Des causes internes (endogènes) et externes (exogènes) expliquent cet état des choses d´après la reflexion du Dr Lonsa Kanda Armand:
Causes endogènes ou internes
Il y a eu d’abord le manque d’un système de planification de financement du développement, la prolifération d’organes bureaucratiques sans liaisons horizontales et verticales adéquates ajoutées à l’absence d’une véritable volonté politique de planification, constituent ainsi une des multiples raisons de l’échec de la planification congolaise. le fait qu’au niveau même du gouvernement congolais, la gestion des aides extérieures et des fonds de contre parties et d’autres ressources extérieures est confiée à de divers services de différents Ministères sans coordination apparente malgré l’existence du Comité de coordination des ressources extérieures présidé par le Ministère en charge de la Coopération Internationale justifient cet état de chose. Ce Comité est demeuré inopérant jusqu’à ce jour faute des moyens financiers certaines hautes autorités du pays sont aujourd’hui amenées à reconnaître que les difficultés que traverse le Congo auraient pu être réduites et atténuées, n’eussent été les graves carences du pays en matière de gestion et de programmation économique. Bref, il y a manque d’une stratégie qui permette tout aussi bien d’accepter que de refuser les offres d’assistance technique fondée sur une vision à long terme de l’ensemble de l’économie afin d’éviter que cette assistance technique ne puisse créer des îlots d’efficacité.
Cette situation relève, d’une autre manière, de la position prise par l’ancien Directeur du Cabinet du Président de la République du Zaire BISENGIMANA RWEMA qui, au nom du Chef de l’Etat, fit une déclaration devant les cadres du Parti MPR en leur disant solennellement:" qu’étant donné la richesse du Zaïre, le pays n’a pas besoin d’un plan" ( Mabi Mulumba, les dérives d´une gestion prédatrice, le cas du Zaire devenu RDC, CPR Kin, 1998, p 89). Il semble même qu’avec la 3ème République, le pays a été dirigé de 1997 à janvier 2001 sans aucune planification budgétaire pour le fonctionnement de l’Etat. L’un des anciens Ministres des Finances Monsieur TALANGAI l’a affirmé sur le plateau de la RTNC 4 en date du 02 avril 2001 lors de la présentation de son ouvrage intitulé : RDC : « Déclin ou déclic ».
La 3ème République de Joseph KABILA par contre a élaboré un Plan triennal minimum actualisé qui a été présenté au public le 30 avril 2001 par le Ministre en charge du Plan et Reconstruction avec une projection décennale devant s’adapter aux signes de temps, son aval par la communauté internationale l’a aussi été en date du 06 mai 2001 au Ministère du Plan lors de la signature par le PNUD d’un Programme de renforcement de capacité pour un montant de + 3 millions de dollars US. Ensuite, le MANQUE DE SUIVI ET DE COORDINATION de la part des bénéficiaires des actions de Coopération Internationale a compromis le résultat de certains projets à cause de l’instabilité des cadres ayant initié les projets, et l’utilisation irrationnelle des cadres formés grâce au financement extérieur pour l’exécution des projets ; la mauvaise gestion des ressources consacrées aux projets de développement demeure également une cause non moins importante. Car parmi les projets financés, plusieurs ont été rendus improductifs à cause des pillages successifs de 1991, 1992, 1993 et 1997 ayant aussi entraîné la baisse de la qualité de l’Administration Publique, aujourd’hui presque paralysée et incapable de remplir efficacement les tâches de base qui reviennent à l’Etat de droit pour une véritable administration du développement.
Dans la réalité des faits, les patrimoines des projets victimes des dégradations et des pillages précités, n’ont pu être reconstitués, le gouvernement n’ayant pu donner suite aux requêtes de dédommagement estimé à + 2 millions de dollars US pour pertes de matériels et biens d’équipements présentés par les partenaires extérieurs tel que PNUD. Les projets les plus affectés furent en conséquence prématurément clôturés. La persistance de la situation de crise devait motiver la mise en veilleuse de certains nouveaux projets déjà approuvés, mais dont les activités sur le terrain n’avaient pas encore démarré ou pris de l’ampleur et dont les conditions nécessaires à la réalisation de leurs objectifs n’étaient pas assurées par le Gouvernement.
Pour les autres projets opérationnels maintenus en activité avec certains partenaires multilatéraux, la plupart firent l’objet d’un redimensionnement après évaluation unilatérale faite par les agences d’exécution concernées. Car des conditions permettant la continuation pour chacun de ce projet soit sur le plan du contexte institutionnel au sein duquel il devait opérer, soit en relation avec les contraintes de sécurité obligeaient désormais à concentrer les actions sur le terrain sur la capitale et ses environs, soit encore en fonction du retrait des apports complémentaires d’assistance technique ou de financement des autres donateurs. La Coopération Internationale a intensifié ses interventions dans les domaines de l’éducation, de la santé, de la gouvernance et du développement social. Une bonne partie de ces interventions tendent à soulager les urgences nées de la transition politique et de la guerre qui s’en est suivie. L’absence d’une véritable politique nationale de lutte contre la pauvreté fait que ces interventions, constamment en baisse, ne sont pas coordonnées. Chaque intervenant agit au gré de ses intérêts et de ses paradigmes ; parfois au détriment des pauvres qu’il est supposé servir. D’où un certain saupoudrage, qui donne illusion de bien faire.
Selon Dr Lonsa, Il y a aussi l’ignorance de certains responsables congolais dans la conduite et négociations des contrats internationaux. L’affaire Dumenil Leblé – Banque Bruxelles Lambert – Société française pour les pays d’Outre Mer – Union Zaïroise de Banques, d’une part, le projet avorté de concession des opérations portuaires au groupe d’intérêts économiques dominé par le groupe Bolloré et, contrat entre la Banque du Zaïre et le Bureau de change Qualitolés, d’autre part, confirment ces propos. Voilà pourquoi Monsieur Bieme, ancien Ministre au Plan vers 1989 déclare : « Pareille ignorance est d’autant plus dangereuse pour le pays qu’elle est le lot de quelques fils qui, de par leur titre ronflant et les positions qu’ils occupent et ont occupées au sein du gouvernement, ne doivent se permettre pareilles népties ».( Mabi Mulumba,Idem,p121) Ajoutons, par ailleurs l’existence de plusieurs centres de négociation des ressources extérieures, car très souvent les Ministères techniques et autres institutions para-étatiques ont pris la fâcheuse tendance de négocier et de signer directement des accords spécifiques sans nullement associer le Ministère en charge de la Coopération Internationale. D’où d’énormes difficultés, pour ce dernier, d’en assurer le suivi.
Il y a lieu de relever également la mise à l’écart et la non-participation de l’OGEDEP aux missions de négociation de financement des projets pour le développement du pays, aux réunions ACP-UE, au Comité de Coordination des ressources extérieures présidé par le Ministère en charge de la Coopération Internationale, ainsi qu’au suivi de l’exécution physique des projets financés par des fonds empruntés réalisés par le Ministère du Plan
Complètement tenu à l’écart l’OGEDEP tourne en rond alors que la reprise effective de la coopération structurelle est conditionnée par le problème de règlement des arriérés de la dette publique. Or des avis à requérir auprès de l’OGEDEP en matière de négociation des accords de prêt demeurent indispensables non seulement pour un meilleur suivi de l’absorption des ressources extérieures remboursables, d’une part, et de la transmission des informations sur les décaissements obtenus des bailleurs de fonds en rapport avec les ressources remboursables, d’autre part, mais surtout par la conclusion des accords de prêts et pour toute décision d’octroi de la garantie de l’Etat.
Même les partenaires extérieurs ont souvent manifesté une réticence à se trouver devant deux ou plusieurs interlocuteurs congolais pour les composants d’un même projet.
Certains responsables politiques ont toujours préféré négocier directement avec les bailleurs des fonds extérieurs pour financer les projets personnels implantés dans leurs contrées d’origines en dehors des circuits réguliers du Ministère. Le cas de moutons à laine importé d’Argentine pour se multiplier à Gbadolite par insémination artificielle est éloquent.
Dans le cadre de la mobilisation des ressources extérieures conditionnées à la présentation de dossiers éligibles et bancables aux critères établis par les bailleurs des fonds, la RDC n’a pas encore été à même de répondre d’une manière significative à cette conditionnalité.
Il faut attribuer cette faiblesse à sa rotation rapide (en moyenne 6 à 12 mois) des Ministres dans leurs attributions. Mais comme l’Administration Publique supposée permanente n’a souvent pas été à cause de l’Administration parallèle du Cabinet, associée étroitement au traitement de ces dossiers par les différents Cabinets, la mobilisation des ressources extérieures a dû se sentir marginalisée, en rendant du même coup l’inefficacité du rôle du Ministère de la Coopération Internationale auprès des partenaires extérieurs.
En effet, depuis quelques temps et en raison de non fonctionnement du CCRE, l’ECOFIN a pris le relais de la coordination des nouveaux programmes avec le donateurs. Mais pour le moment, la confusion la plus totale règne du fait de la multiplicité d’acteurs anciens et nouveaux, sans jamais savoir où se situent les limites des uns et des autres.
Par exemple, la préparation, l’élaboration du DSRP-I est supervisé par le Ministère du Plan avec le partenaire Banque Mondiale, le PIR avec le Ministère de l’Économie, Finances et Budget et la BCC avec le partenaire FMI. Le Trust Fund et PURR avec BCECO, le Ministère de l’Économie, Finances et Budget avec l’appui des partenaires ACDI et IDA ; ; PMURR supervisé par le Ministère des Finances et Budget avec l’UCP du Ministère du Plan, l’ECOFIN avec l’appui du partenaire Banque Mondiale.
Dans ce processus, le Ministère des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale ne se retrouve nulle part. Il en est de même de l’OGEDEP.
Le manque de mécanisme de coordination interne semble bien arranger certaines structures gouvernementales qui souhaitent voir le CCRE être mis en sommeil pour privilégier la formule directe des réunions consultatives avec les bailleurs de fonds. Il faut se rappeler que la tâche de CCRE n’est pas aisée face à la diversité des formes d’aide, à la multiplicité d’institutions qui en sont bénéficiaires.
La nouvelle forme de coopération directe qui préfère passer par les ONGD, serais assurer le développement communautaires et qui semblent traditionnellement plus proches de la population a vidé le CCRE de sa substance et a bloqué son fonctionnement. Ce gel a donc abouti à la désarticulation du système de collecte d’information sur les aides extérieures et a produit des effets pervers tels que l’éparpillement des actions de coopération n et leur transformation en activités d’aides d »’urgences ou de type humanitaire, la mise à l’écart des circuits officiels de mobilisation des ressources extérieures et la non-maîtrise par le Gouvernement des flux de ressources décaissées sous forme d’aide humanitaire, de secours d’urgence ou de dons passant par les ONGs et enfin la réduction significative de la capacité de mobilisation des aides extérieures à cause de l’insécurité inhérente à la situation de guerre .
En outre, l’absence d’une épargne intérieure n’est pas de nature à permettre au gouvernement de trouver des ressources nécessaires pour alimenter notamment les fonds de contreparties et payer ses dettes extérieures. Ce qui laisse dire que le Congo ne respecte pas souvent ses engagements financiers auxquels il a souscrit avec les partenaires extérieurs à cause du non paiement de sa contrepartie aux projets mixtes de coopération. La faiblesse de la partie nationale se manifeste par la défaillance des apports de la contrepartie (paiement des salaires, frais de fonctionnements) au projet, lequel dépend à 100% des apports des bailleurs de fonds alors qu’une fraction importante devrait être prise en charge par la contrepartie. Car, après les différentes mesures monétaires prises par le gouvernement congolais, les coûts initiaux des projets ne sont pas actualisés. Il arrive donc que les fonds mis à la disposition des projets mixtes sont loin de toute réalité. Cette situation rend la réalisation des projets très difficile.
Le lourd passif du non paiement des arriérés de contributions statutaires, dans la plupart des organisations internationales dont le pays est membre, a pour effet négatif de priver la RDC du bénéfice des facilités de ressources concéssionnelles octroyées par ces partenaires à savoir : le financement des projets, la désignation du personnel congolais dans ces organisations internationales, l’appui logistique, manque de maintenance et suivi des ouvrages réalisés dans le cadre de la Coopération Internationale.
Des insinuations, non sans fondement, faisaient état des pressions exercées par certains responsables congolais sur les bailleurs de fonds dans le cadre des financements des projets pour en confier la réalisation aux entreprises qui promettaient d’importantes commissions.
Des suspicions dans le même sens pesaient également sur le mode de sélection des entreprises chargées de la sous-traitance ou sollicitant des contrats d’entretien de gros engins.
La fermeture de toutes les sections de coopération à l’étranger et la réduction sensible du personnel ainsi que des dépenses de fonctionnement de nos Missions Diplomatiques par message télex n°131.1.1.1./029/013/91 du 05 janvier 1991 du Ministère des Affaires Etrangères allait à l’encontre des dispositions de l’Ordonnance n°88-199 bis du 26 novembre 1988 et ses annexes portant création et attributions du Ministère de la Coopération Internationale.
La mise en application de cette décision a fait apparaître au grand jour des difficultés nées de certaines divergences entre le Ministère des Affaires Etrangères et celui de la Coopération Internationale. Divergences souvent créées et entretenues par les animateurs de ces Ministères précisés et non par les textes juridiques créant les deux Ministères, ces textes sont très clairs et précis. Il y a une difficulté réelle dans le respect de leur application. L’examen des attributions fait ressortir des imprécisions et des lacunes qui favorisent les conflits de compétence observés, d’une part, entre l’Administration de la Coopération Internationale et celle des Affaires Étrangères et, d’autre part, entre celle de la Coopération Internationale et du Plan. Le premier conflit est un différend interne lié à l’interprétation divergente des attributions de deux Administrations en matière, d’une part, d’élaboration de la politique étrangère globale du pays dont la politique de coopération internationale constitue un axe important et, d’autre part, les négociations des accords de financement et de coopération avec les partenaires ou développement ainsi que la participation, mais surtout la représentativité de chacune de ces deux Administrations aux travaux des Commissions Mixtes bilatérales et des conférences internationales.
Le deuxième conflit, plus profond avec l’Administration du Ministère du Plan se pose en terme de leadership en matière de préparation technique des dossiers et des requêtes d’aides, de négociations techniques avec les partenaires extérieurs, de maîtrise du système d’informations sur les décaissements des aides et de la coordination des instruments de mobilisation des aides extérieures. Personne n’a tort, tout le monde croit avoir raison.
Il y a également lieu de relever qu’à la suite de cette confusion, la baisse du niveau d’activités du Ministère en charge de la Coopération Internationale a commencé à se faire sentir. La persistance de cette situation confuse jusqu’à ce jour nous a presque ramené à la situation antérieure souvent déplorée par les partenaires extérieurs.
La situation conflictuelle qui demeure au niveau de la répartition des tâches entre les différents Ministères se retrouve aussi au niveau de la structure même de conception pour preuve, la fusion du Ministère des Affaires Etrangères et celui de la Coopération Internationale opérée en mars 1999 constitue un perpétuel recommencement qui va certainement dans le sens contraire de l’efficacité et de la meilleure division de travail s’il n’y a pas respect de garder les deux Administrations séparées sans qu’elles ne s’opposent nécessairement. Commenter ·
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